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Le silence est parfois plus dangereux qu'un conflit: la tension dans une équipe

  • Photo du rédacteur: Laurence Vandeventer
    Laurence Vandeventer
  • 29 juil.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 heures


Lorsqu'une tension apparaît dans une équipe, notre premier réflexe est souvent de vouloir la faire disparaître rapidement.




Pourtant, comme le rappelle Les Echos, le conflit fait partie de la vie collective. L'enjeu n'est pas de l'éviter, mais de comprendre ce qu'il révèle.


L'Intelligence Motivationnelle propose un autre regard. Plutôt que de chercher immédiatement qui a raison ou qui a tort, elle invite à comprendre ce qui motive réellement chacun.


Derrière un même conflit peuvent se cacher des besoins différents, des attentes opposées ou des façons de fonctionner qui ne se rencontrent pas.


C'est en identifiant ces mécanismes que le dialogue devient possible et que la coopération peut reprendre.


Un conflit ne naît pas toujours d’un désaccord profond. Il peut aussi apparaître lorsque deux personnes poursuivent le même objectif, mais avec des manières très différentes de l’atteindre.


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L’une peut rechercher davantage de cadre, de stabilité et de contrôle, tandis que l’autre a besoin de liberté, de spontanéité et d’expérimentation. L’une peut vouloir avancer rapidement, quand l’autre souhaite prendre le temps d’analyser les risques. Ces différences ne sont pas nécessairement incompatibles.


Elles deviennent problématiques lorsqu’elles sont interprétées comme de la mauvaise volonté, un manque de compétence ou une opposition personnelle.


Peu à peu, les positions se figent. Chacun défend sa manière de fonctionner, écoute moins et commence à attribuer à l’autre des intentions qu’il n’a peut-être jamais eues. La tension ne porte alors plus seulement sur le sujet initial, mais sur la relation elle-même.

Le manager joue ici un rôle essentiel. Son objectif n’est pas de faire disparaître toute divergence, ni d’imposer rapidement un compromis artificiel. Il doit créer un espace où les personnes peuvent expliquer ce qu’elles cherchent à protéger, à obtenir ou à éviter dans la situation.


Cette étape permet souvent de déplacer la discussion. On ne parle plus seulement des comportements visibles, mais des besoins qui les déclenchent : besoin de reconnaissance, d’autonomie, de sécurité, d’influence, de soutien ou encore de clarté.


La Reversal Theory rappelle également que nos motivations ne sont pas fixes. Une même personne peut rechercher le contrôle dans une situation, puis avoir besoin de liberté dans une autre. Elle peut vouloir se dépasser à un moment et privilégier la coopération quelques heures plus tard.


Comprendre cette dynamique permet d’éviter les étiquettes trop rapides : « difficile », « rigide », « démotivé » ou « pas assez engagé ». Ces jugements simplifient la réalité, mais ils ne permettent pas de résoudre les tensions.

À l’inverse, identifier les états motivationnels en présence aide à ajuster la communication, le niveau d’autonomie, les responsabilités et les conditions de coopération. Le conflit peut alors devenir une source d’information utile sur le fonctionnement de l’équipe.

Bien accompagné, il permet de clarifier les attentes, de corriger certains déséquilibres et de construire des relations plus conscientes. Le véritable risque n’est donc pas toujours le conflit lui-même, mais l’absence d’espace pour le comprendre et le transformer.


💬 Et vous, pensez-vous qu'un conflit révèle surtout un problème de communication… ou des motivations différentes ?



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